Deux livres à París avec Cristina Jarque.


 
Deux livres à Paris.
Mercredi 20 mai, à Espace Analytique.
Une soirée littéraire et psychanalytique autour de la mémoire, du regard, des liens familiaux, de la féminité, du désir et des fantasmes qui habitent l’intimité humaine. À travers une lecture inspirée par la psychanalyse, la rencontre abordera également les transmissions inconscientes, les violences familiales, les identifications et la manière dont l’écriture peut devenir un espace d’élaboration subjective et de transformation.
Cristina Jarque présentera ses œuvres Fratricide (autrice) et El Fantasma (coordinatrice) lors d’une rencontre ouverte au dialogue, à la réflexion et à la littérature, au cœur de Paris.
Avec nos remerciements particuliers à Vannina Micheli-Rechtman, Claire Gillie et Emmanouil Konstantopoulos.
Dos libros en París.
Miércoles 20 de mayo, en Espace Analytique.
Una velada literaria y psicoanalítica en torno a la memoria, la mirada, los vínculos familiares, la feminidad, el deseo y los fantasmas que habitan la intimidad humana. A través de una lectura inspirada en el psicoanálisis, el encuentro abordará también las transmisiones inconscientes, las violencias familiares, las identificaciones y la manera en que la escritura puede convertirse en un espacio de elaboración subjetiva y transformación.
Cristina Jarque presentará sus obras Fratricidio (autora) y El Fantasma (coordinadora) en un encuentro abierto al diálogo, a la reflexión y a la literatura, en el corazón de París. Con nuestro agradecimiento especial a Vannina Micheli-Rechtman, Claire Gillie y Emmanouil Konstantopoulos.

Fratricide (de Cristina Jarque).

 

Fratricide.
Carlos Mayén
Le roman de Cristina Jarque a l’intelligence de pousser celui qui le lit à réfléchir aux relations interpersonnelles, ouvrant la voie à entrevoir quelque chose de l’ordre de la subjectivité qui enveloppe tout sujet. Fratricide aborde la relation complexe entre frères et sœurs, ce qui est difficile à traiter, car la haine peut naître au sein même de la famille ; jalousie, envie, agressivité, désirs inconscients, voilà ce qui entoure toute relation. Le générationnel constitue le point de départ : comment quelque chose peut-il se répéter de génération en génération ? Le signifiant ne pardonne pas, c’est-à-dire cette parole énoncée par un Autre (qu’il s’agisse du père, de la mère, des grands-parents, etc). Cette parole incarne une loi qui assigne la personne à une position subjective, laquelle peut être extrêmement sévère ; le surmoi pousse à jouir d’une manière démesurée, mortifère, douloureuse. Ce que la psychanalyse nous enseigne, c’est que tous les enfants ne sont pas aimés de la même manière : certains naissent sous une bonne étoile, tandis que d’autres naissent écrasés par elle, ce qui déterminera une position dans leur existence. "Que suis-je pour l’Autre ?" Parfois cette question n’a même pas besoin de réponse ; le regard suffit à transmettre des choses, à désigner des places, des sensations d’approbation ou de désapprobation. Un regard de joie n’est pas le même qu’un regard de haine et de mépris ; les yeux sont le miroir du reflet face à l’Autre. Les frères et sœurs se débattent toujours dans cet espace, ce qui les conduit à éprouver de la jalousie, constitutive de tout être humain ; mais certaines jalousies sont restées hors de la parole, deviennent maladives et mortifères, luttant pour arracher à l’autre le désir qu’elles lui envient tant.
Le roman situe la répétition de la relation entre sœurs à travers différentes générations. La répétition n’a pas à voir avec l’égalité mais avec la différence ; pourtant quelque chose s’y maintient qui appelle à être verbalisé à travers l’inconscient, les symptômes, les actes manqués, les rêves, les cauchemars, où se révèle ce qui se désire pour cette relation fraternelle : des sœurs qui cherchent à anéantir l’autre, à éteindre son éclat, à rester indifférentes à sa douleur et à son malheur, à jouir de la voir sombrer et détruite.
L’amour parental peut amener les frères et sœurs à éprouver rivalité, jalousie, une relation ambivalente de haine et d’amour, pouvant conduire à la destruction. Entre frères et sœurs, quelque chose de l’ordre du spéculaire soumet toujours la relation à une tension désirante. L’histoire a montré ces conflits : Caïn et Abel, Antigone et Ismène, qui nous révèlent que dans cette relation conflictuelle l’amour fut distribué de manière inégale ; nous ne sommes pas le même objet du désir pour le père ou pour la mère.
L’histoire des sœurs est traversée par un passé réduit au silence, par une parole qui les a marquées : "hermanemesis", où une sœur devient l’ennemie mortelle de l’autre. Les noms les ont marquées, ils ont mis en jeu leurs destins et les ont soumises au malheur et à la souffrance. Quelque chose de l’ordre de l’inconscient est en jeu, nous dit Cristina dans son roman : « La justice de l’Inconscient est une horloge sans aiguilles, elle n’a pas de prose, elle n’oublie ni ne pardonne. » Mais s’il existe quelque chose capable d’orienter cela vers un destin moins tragique, cela s’appelle l’analyse, qui est la guérison par la parole : donner voix à ce qui est resté réduit au silence par la famille (secrets, vols, violences, désamour), changer de position face à ce qui nous fait souffrir. Dans les mots de Freud, il s’agirait de retrouver la capacité d’aimer et de travailler.
 

 

Presentación de libros con Cristina Jarque en mayo en París

 Mayo en París. Nos damos cita en veinte días en París (20 de mayo). Allí, en el corazón de la ciudad, entre calles cargadas de historia y luces que nunca se apagan. Un mes de espera, y después, por fin, París… y nosotros.
Fratricidio, novela de Cristina Jarque.
Presentación en París (20 de mayo de 2026).
Quiero agradecer a Vannina Micheli-Rechtman por su invitación, así como a los colegas del Espace Analytique en París. También deseo expresar mi gratitud por la presencia de Claire Gillie y de Emmanouil Konstantopoulos.
Fratricidio es la segunda novela de orientación psicoanalítica que he escrito. La primera, Bulle d’amour, fue publicada en 2008. Para mí ha sido fundamental poder transmitir el psicoanálisis de manera accesible, y considero que estas dos novelas responden a ese objetivo.
Resulta especialmente interesante observar cómo los personajes que han tenido el deseo (y el privilegio) de emprender un tratamiento psicoanalítico ven poco a poco transformarse su vida. La escritura de estos relatos responde precisamente a esa intención: mostrar cómo el psicoanálisis permite al sujeto operar una rectificación subjetiva, en la medida en que logra reconocer el goce intrínsecamente implicado en los síntomas de los que se queja.
Fratricidio se presenta como una travesía clínica y literaria del vínculo entre hermanas, allí donde el amor originario se invierte en un odio feroz, hasta alcanzar lo que Lacan denomina con el término de “frerocidad”.

Mai à PARIS. On se donne rendez-vous dans vingt jours à Paris (20 mai). Là-bas, au cœur de la ville, entre les rues chargées d’histoire et les lumières qui ne s’éteignent jamais. Un mois à patienter, et puis enfin, Paris… et nous.
Fratricide, roman de Cristina Jarque.
Présentation à Paris (20 mai 2026).
Je tiens à remercier Vannina Micheli-Rechtman pour son invitation, ainsi que les collègues de l’Espace Analytique à Paris. Je souhaite également exprimer ma gratitude pour la présence de Claire Gillie et d’Emmanouil Konstantopoulos.
Fratricide est le deuxième roman d’orientation psychanalytique que j’ai écrit. Le premier, Bulle d’amour, a été publié en 2008. Pour moi, il a été fondamental de pouvoir transmettre la psychanalyse de manière accessible, et je considère que ces deux romans répondent à cet objectif.
Il est particulièrement intéressant d’observer comment les personnages qui ont eu le désir (et le privilège) d’entreprendre un traitement psychanalytique voient peu à peu leur vie se transformer. L’écriture de ces récits répond précisément à cette intention : montrer comment la psychanalyse permet au sujet d’opérer une rectification subjective, dans la mesure où il parvient à reconnaître la jouissance intrinsèquement impliquée dans les symptômes dont il se plaint.
Fratricide se présente comme une traversée clinique et littéraire du lien entre sœurs, là où l’amour originaire se renverse en haine féroce, jusqu’à atteindre ce que Lacan désigne par le terme de "frérocité".

 


 

 



 

Escición del yo en el proceso de defensa. Interviene Cristina Jarque


 

Arte & Psicoanálisis. Curso (2026-2027) con Cristina Jarque en función de +1 Más uno